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Studio des Cristalliers

Yoga - Bien-être - Arts martiaux
Espace culturel

4, rue des Cristalliers - Montpellier

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Catherine Dompas et Jean-Benoît Moreau

Enseignants de Waraku

 

Globalement, quel est votre projet autour du corps ; votre démarche ?

C. Dompas
Ma recherche à travers les arts de guérison holistiques et énergétiques comme le Seiki, le shiatsu m’ont emmené vers un approfondissement du silence et mouvement, de la relation corps-esprit, de l’importance de l’alignement des 3 centres - le dantien (centre entre les yeux, le centre du cœur, et le centre du bassin) et l’emploi du souffle. C’est là que j’ai trouvé la réponse dans la pratique du budo Waraku et le Seiki, un art de guérison énergétique fortement lié au Waraku, travaillant sur le mouvement régénérateur du corps.

Tous deux emploient le mouvement de la spirale, le mouvement naturel du corps. Cette forme est le mouvement que nous retrouvons dans notre corps tels que le mouvement des cellules, la forme et mouvement en spirale de la colonne vertébrale, la forme des muscles et tendons, cette forme de spirale qui est celle de la nature, celle de l’univers. Pratiquer le Waraku est la discipline qui m’a fait prendre conscience de l’importance de la connexion de la respiration avec le son (utilisant le kototama), la spirale, et les lois de l’univers. Pratiquer le Waraku me permet d’être en flot avec ce qui est, sans jugement, dans le moment présent. Un cadeau pour moi même, et mon environnement, ainsi que pour toutes personnes qui reçoivent un traitement de Seiki ou de Shiatsu par la suite.

J-B. Moreau
Reconnecter avec son corps, son essence profonde. Retrouver dans le mouvement en spirale, l’équilibre, le centre, l’ouverture, l’harmonie et la connexion des trois centres. Explorer, avec son corps, les huit directions fondamentales de l’univers, en rythme synchronisé avec sa respiration, en chantant des sons essentiels, c’est rejoindre l’équilibre du monde et son propre équilibre intérieur. La pratique avec le Bokken très particulier du Waraku (lourd et massif) entraîne le corps autour d’axes mobiles et fondamentaux. Et puis, pratiquer à deux, c’est aussi placer son corps dans la relation à l’espace et à l’autre, avec juste distance, présence, respect et résonance.

 

Ce vous souhaitez apporter aux élèves ?

C. Dompas
Un bien-être, un retour, par la connexion avec la Nature, avec sa Nature, en flot avec soi même et l’univers. Se retrouver en paix avec une joie intérieure, et connecté avec ce qui “est”.

J-B. Moreau
Retrouver l’harmonie intérieure, descendre dans le centre, dans le hara, pour se reconnecter avec l’essence de notre monde. Pour retrouver bien-être, joie intérieure et sérénité.

 

Des points clés de votre parcours ?

C. Dompas
La rencontre avec les maîtres japonais Akinobu KISHI, maitre Seiki, par qui j’ai eu la chance de rencontrer le maitre japonais du Waraku, Hiramasa MAEDA Sensei.
La transmission directe du Waraku à travers des stages de Maeda Sensei en Europe, ainsi que des stages au Japon, à Oomoto, Kameoka et Ayabe au Japon. Un long voyage au Japon en 2011, l’année du grand tremblement de terre et tsunami au Japon, ont été clé sur tous les aspects de ma démarche personnelle et pratique du Waraku et du Seiki.

Des rituels de purification par l’eau et le feu dans des temples au milieu de la nature japonaise, la reconnexion avec aussi ma propre nature fût un cadeau inestimable pour mon propre parcours et développement, et ma connexion avec le Japon profond et ancestrale.
C’est durant ce voyage que j’ai fait la rencontre de Jean-Benoit, mon compagnon pour la vie et de pratique du Waraku et Seiki.

J-B. Moreau
5 ans au Japon qui ont changé, ma vie, ma relation au monde et à moi-même. La pratique régulière du Budo au contact de grands maîtres japonais, puis ensuite en Europe au contact de personnes éclairées, m’ont permis de voir le monde qui nous entoure avec les yeux du kokoro. La découverte récente du Seiki, art du toucher et de la résonance, n’ont fait que renforcer cette vision du monde.

 

Comment définiriez-vous les pratiques corporelles ?

C. Dompas
Les pratiques corporelles dans le Waraku sont simples et complexes à la fois:
Il existe 8 mouvements / spirales et 5 sons. En les combinant, nous pouvons faire 75 spirales et sons, liés au kototama.
Comme beaucoup de pratiques et budo japonais, le Waraku connait une certaine codification. Mais en même temps en s’exerçant seul, à deux et à plusieurs, une fluidité se met en marche qui devient universelle et que le corps reconnaît.
Le Waraku se pratique en utilisant le son, des mouvements en spirale par les mains, mais aussi en utilisant un bâton (“bokken”) de forme droite, une forme très spécifique au Waraku, le Tsurugi. Ce Tsurugi devient un amplificateur travaillant avec le souffle, produisant des spirales, il devient une extension du corps. Le Tsurugi finalement “guide” le corps à faire des belles spirales et à les partager avec son partenaire et son environnement.

J-B. Moreau
Comme essentielles et nécessaires, pour lâcher l’emprise du mental, du vouloir, du vouloir savoir et contrôler. Laisser libre court à son corps, c’est renouer avec l’harmonie du monde.

 

Quelles valeurs et/ou principes souhaitez-vous transmettre ?

C. Dompas
Paix, unité et connexion, avec soi même, avec l’autre et son environnement.
Le crédo du Waraku est “"Ne faites du mal à quiconque, et faites en sorte que personne ne vous fasse du mal.”

J-B. Moreau
Les valeurs du Waraku, ouverture, respect, joie intérieure, partage, présence, recherche de l’harmonie, humilité et compassion.

 

Quelle pratique enseignez-vous et pourquoi celle là en particulier ?

C. Dompas
Le Waraku n’est pas encore très connu en Europe, et en France nous sommes très peu à le pratiquer. Il est assez bien pratiqué au Japon.
Le Waraku ne connait pas d’enseignants en dehors du maître lui même, Maeda Sensei. Il n’y a pas d’école, ni de compétition, ou de grades dans le Waraku.
Nous enseignons le Waraku en partageant notre expérience et la connaissance du Waraku à travers nos stages en Europe et au Japon avec le maître.
Le Waraku m’apporte une dimension profonde dans mon développement et bien-être personnel. C’est un budo qui est une recherche personnelle et continuelle dans la connexion avec la Nature et l’Univers. Elle apporte tellement dans la vie de tous les jours, les valeurs humaines, les réactions pacifistes aux situations de conflit, mes propres thérapies de guérison comme le Seiki et Waraku.

J-B. Moreau
La pratique du Waraku, parce qu’elle est celle que j’ai eu l’occasion de découvrir au Japon, au contact de Maître Maeda-Sensei. Parce qu’elle est fondée sur des éléments qui nous touchent au plus profond de notre être. Mouvements en spirale, sons fondamentaux, qui nous font renouer avec les clés de l’univers, sans aucune notion de « combat » ou de « self-défense », mais avant tout pour trouver et créer l’harmonie. C’est un des rares arts martiaux qui repose avant tout sur son propre équilibre et sur une relation à l’autre harmonieuse et ouverte.

 

Comment définiriez-vous le Waraku ?

C. Dompas
Le Waraku est un budo (art) japonais qui fait travailler, ensemble, souffle, son (kototama) , énergie, spirale, en utilisant simplement des mouvements des mains, avec le Tsurugi, seul ou à plusieurs.
Pratiquer le Waraku apporte une paix intérieure, un alignement avec nos 3 centres (dantien) qui nous lient au mouvement de l’univers, ouvrant notre spirale de paix, de création et de bien-être.

J-B. Moreau
Comme la pratique de mouvements et de sons à l’aide du Tsurugi, en suivant les lois ancestrales du Kototama, une table ancienne provenant du Ko-Shinto.

 

A qui conseillez-vous le Waraku ?

C. Dompas
A tout le monde bien sur!
Et à tout ceux curieux d’explorer cette belle connexion spirale - corps esprit - nature et univers.

J-B. Moreau
A tous ceux qui cherchent dans la pratique d’un art martial la paix intérieure, la recherche d’équilibre et de bien-être, à tous ceux qui souhaitent renouer avec leur corps et leur centre, en harmonie avec le monde qui nous entoure. A tous ceux qui ont envie d’aller à la rencontre des valeurs d’un Japon ancestral, reposant sur le respect, la beauté intérieure et l’ouverture.